Une histoire au jour le jour, celle de ma vie, de mon travail de sculpteur : les deux sont tellement en lien! Les expos prévues, les espoirs et les projets, les rencontres et les échanges. Bref, la vie d'une femme sculpteur, sculpteur de femmes: -amazones ou séductrices, -guerrières ou mutines..... /// Si vous voulez me faire parvenir un petit mot: nicole.brousse@gmail.com/................ Voici mon site: http://sculpteurnicolebrousse.org/

dimanche, septembre 07, 2008

Texte d'André Verdet: écrivain / poète / peintre



Le texte qui suit a été écris à Saint Paul de Vence, voici quelques années par André Verdet,qui s'est éteint en 2004 à 91 ans, homme de lettres, cosmologue, jazzman , critique d'art, artiste peintre et sculpteur...l'art était sa vie.
Il était proche de Picasso,entre autres, dans sa jeunesse.

Pour mieux le connaître, je vous propose d'aller sur google et sur ce lien;

http://www.artezia.net/litterature/andre-verdet/andre-verdet.htm


Lorsque j'habitais à Saint Paul, il était mon voisin,et me disait qu'il aimait mon travail et qu'il allait m'écrire un texte,j'en ai été très flattée, et je trouve, c'est là sa force, qu'il a pressentit alors même mon travail futur.

De l’incantation chez Nicole Brousse,


Nicole brousse est une artiste habitée, le sens du sacré, elle le possède hautement et ce sens se répercute dans son travail de sculpteur. Or, ce travail, à la fois robuste et sensible, si ouvragé et si limpide dans l’achèvement, se transcende, se finalise hautement par le moyen d’une technique hors pair, celle de l’argile cuite « enfumée », laquelle arrive à la prouesse de faire tenir ses créations céramiques pour du bronze ou pour toute autre métal patiné d’un brun profond !
L’art de Nicole Brousse, sobre dans sa richesse décorative, est créateur de métamorphoses poétiques mémoriantes, dont les rapports plastiques furtifs avec certaines civilisations enfouies, disparues ou bien fabulisées, s’enrobent de mystère cérémoniel.
Campées sous l’éclairage d’une moderne sensibilité de vision, quelles soient bustes, troncs ou campées dans leur entière entité corporelle de nu, voire pleinement athlétiques, olympiennes même, les sculptures de Nicole Brousse s’avèrent en définitive un hymne majeur au corps humain, en particulier à celui de la femme au long des siècles, des millénaires. Un hommage encore à un bel érotisme fondamental de santé.
Dans mainte de ses œuvres, la femme, par le jeu des galbes, des courbures, des cambrures, des poses ou des élans, la femme se campe souvent à l’égal d’une super héroïne d’amour et d’aventures, capable d’être follement offerte mais encore de devenir une altière abalante afin de défendre, si besoin en était, son impératif droit de chair et d’esprit. Or, qu’elle soit représentée sous forme de buste, de torse ou campée dans la pleine complétude voluptueuse de son corps, la sculpture de la femme chez Nicole Brousse se situe avec constance dans le force d’une souveraineté civilisationnelle à la fois et dans le plein sens d’une offrande à la vie vécue de jadis et d’aujourd’hui.
La jeune artiste qu’elle est encore, dont le regard attentif se pénétrant de claire franchise fait comme s’élever d’un beau cran la petite taille de sa personne, cette jeune artiste a su dominer son beau métier de sculpteur céramiste riche d’invention afin d’acheminer notre regard et notre esprit vers un monde onirique, incantatoire, chargé d’énergie infuse. Et il advient que ce monde nous fasse rechercher en nous même, dans les profondeurs de notre mémoire ancestrale, les traces de quel royaume disparu, traces qui peuvent réapparaître aujourd’hui comme autant de sortilèges.

André Verdet
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